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Raid St Hyppo-St Laurent les Bains et retour

img10De ne pas avoir pu reprendre correctement la course à pieds, depuis ma chute de vélo il y a un an, a impacté ma motivation pour l'année entière. D'autres facteurs ont aussi joué. J'ai quand même tant bien que mal récupéré une condition correcte sur le vélo, surtout depuis un mois. Pour ne pas regretter plus tard d'avoir laissé passer une année entière sans rien faire, je me suis donc inscrit au 1er UTMA Midi Libre CyclAigoual, un petit ultra (parcours en solo et semi autonomie, pas de drafting) de 272 kms et 4800m de D+ dans et autour de l'Aigoual. L'épreuve est dans 2 semaines, et je ne me rappelle même pas de quand date ma dernière sortie de plus de 140 kms avec du dénivelé. Je compte donc mettre à profit la semaine de vacances qu'il me reste pour me remettre dans les jambes les longues ascensions et retrouver ce coup de pédale légèrement en force qui permet de passer les cols sans usure excessive. Inconscience? Bof, il faut parfois s'engager dans l'inconnu sans trop savoir, la satisfaction venant aussi de ce côté "on y va, et puis on voit comment on gère". Cela ne signifie pas "prendre des risques non calculés".

Mais comment me motiver pour aller faire une ou deux longues sorties en Cévennes, seul et sous un soleil de plomb? L'opportunité apparaît ce mardi à 16h quand Patrick me contacte et me propose un raid de 2 jours en autonomie avec nuit en gîte. Ça a été du vite organisé: 16h15, il appelle devant moi pour réserver dans un gîte d'étape à Saint Laurent les Bains; 17h30, il m'envoie les parcours prévus; 20h30, il arrive chez moi, pour un départ le lendemain matin.

Pour l'arrêt au gîte, on doit prévoir quelques affaires qu'il nous faut emporter avec nous. Patrick emballe tout dans 3 sacs plastique et bourre ses poches. La technique d'emballage sous la forme d'un paquet de 30 cms de long sur 10 de large permet en fait de doubler la capacité de la poche, une bonne moitié dépassant. Pour ma part, j'opte pour un sac à dos léger (un petit camelback dont j'ai retiré la poche à eau) dans lequel je mets un short, un teeshirt, une mini serviette de bain, des manchettes, le chargeur de téléphone, brosse à dent, shampoing, une seconde chambre à air et des réserves à manger au cas où. Le sac pèse moins d'un kilo et est assez petit pour ne pas coller au dos ni peser sur les épaules. Les poches du maillots contiennent du ravitaillement, le téléphone et le porte monnaie.

Il n'y a aucun objectif de performance sur ce raid. A part sur les rares sections larges avec un peu de circulation où on roule bien en relai, on reste quasiment tout le temps côte à côte en discutant, même dans les ascensions, qu'on fait au train (plus ça monte, moins ça discute :-)) Dans les descentes, on se laisse couler doucement. Bref, on prend notre temps. On est assez bien accordés et on roule avec le même état d'esprit, ce qui fait un bon duo pour ces deux jours sur le vélo. Tout ce que j'aime, et j'en connais quelques un qui se seraient régalés avec nous.

21 août: St Hyppolyte du Fort - Saint Laurent les Bains: 157 kms, 3200m D+, 2500m D- (arrivée à 750m d'altitude)

22 août: Saint Laurent les Bains - St Hyppolyte du Fort: 179 kms, 3100m D+, 3700m D-. Une petite erreur de parcours nous fait rallonger de 8 kms.

Comme nous sommes partis assez tard, nous n'arrivons au gîte qu'un peu avant 19h. Après une douche qui fait du bien et avoir enfilé nos vêtements 'civils', nous débarquons au restaurant et rejoignons des sympathiques randonneurs qui sont à notre table, et la discussion s'engage.

Le repas, entièrement fait maison, est copieux: kir à la chataîgne en apéritif (très bon), pains aux olives et salade en entrée, courgette farcie et riz, plateau de fromages, grosse part de crumble fruits rouge.

Le lendemain, réveil à 6h30, petit déjeuner en prenant notre temps là aussi et en discutant avec les randonneurs déjà levés aussi, et ce n'est que vers 8h que nous nous mettons en route, après une visite à la source d'eau chaude sur la place du village. Un vrai jacuzzi naturel, les bulles en moins.

Au total, on a roulé à environ 22,5 km/h de moyenne, pour une FC moyenne globale à 120 pulses pour moi, une bonne grosse promenade. C'est plutôt de bon augure pour l'UTMA dans 1 semaine où il devrait me falloir au moins 12h pour boucler le parcours.

Je ne vais pas détailler le parcours plus avant, le but de cet article étant surtout de donner l'itinéraire et l'adresse du gîte "Au Chat Bleu" que je recommande: 39 euros la demie pension, et un accueil très agréable. Je laisse juste quelques photos pour achever de vous donner envie.

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Cycliste numéro 1
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Cycliste numéro 2
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Maison posée sur un surplomb rocheux
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Boire ou conduire, hips, j'ai choisi...
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Lac de la Borne
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On aurait presque pu se baigner dans cette fontaine
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Un banc au milieu de rien: juste s'assoir et regarder
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La source d'eau chaude: l'eau de surface qui s'infiltre le long des grandes failles et descend jusqu'à 2500m de profondeur tout en se chargeant de sels minéraux et en se réchauffant. Ce n'est que 17000 ans après qu'elle remonte par 2 ouvertures dont la principale est cette source.
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Jaccuzi naturel
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Il est encore tôt, le soleil n'éclaire encore que les sommets
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Un autre signe de civilisation
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Le lac de la Borne. On est monté hier par le flan de droite sur la route qu'on devine.
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Viduc ferroviaire
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On a raté le train qui est passé 3 minutes après la photo
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Question ouverte: comment cet empilement s'est-il formé?
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L'image ne rend vraiment pas justice à la grandiosité du lieu, vous devrez y aller vous même pour voir
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Petite route entre Pont de Montvert et le col du Sapet (prendre à droite après le pont au lieu de la route habituelle à gauche)
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Cette route étroite est tapissée d'un central de mousse
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Château de St Julien d'Arpaon (camouflé dans le rocher)
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Descente vers le Pompidou
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Le Pompidou

Commentaires  

#1 Abraracourcix mercredi 28 août 2013 05:59
Que d'Histoire et d'histoires entre le moment où cette eau est tombée du ciel et celui où la main est plongée dedans! On retient les 53°C. Celle qui tombera demain rejaillira-t-elle dans 17 000 ans où l'humain aura-t-il "réussi" à bouleverser ça aussi? Pour sûr, je la mettrais cette fois au feu que son activité aura éliminé des résistances vers la liberté de telles balades à vélo, y compris dans les Cévennes.
Carpe Diem, qu'il écrivait il n'y a que 2000 ans.
Ô race ô désespoir...
#1.1 ericl mercredi 28 août 2013 13:21
17000 ans depuis que cette eau qui sort de la fontaine est tombée du ciel! Difficile d'appréhender un tel laps de temps et d'imaginer tout ce qu'il s'est passé à la surface pendant que cette goutte traversait la terre dans son échelle du temps, inconsciente de la vitesse à laquelle l'humanité s'animait au dessus.
D'ici 17000 ans, plusieurs civilisations consécutives auront disparu, mais l'homme fera toujours du vélo, j'en suis sûr :roll:
#1.1.1 Abraracourcix mercredi 28 août 2013 15:43
Un exemple de plus de la grande différence entre nous, grande mais pas fondamentale. Optimisme? pessimisme? béatitude? réalisme? On ne sera plus là pour le savoir. Mais déjà aujourd'hui, on ne trouve vraiment pas beaucoup de vélos sur les hauteurs cévenoles.
#1.1.1.1 ericl mercredi 28 août 2013 17:35
Je ne suis pas très sérieux en disant ça, ce n'est un petit trait d'espièglerie. Pas de l'optimisme, c'est décevant. Pas du pessimisme non plus, ça pourrit la vie et ça ne change rien.
Il faut avoir du temps pour aller faire du vélo sur les hauteurs cévenoles. D'abord du temps pour se faire la condition physique, puis du temps pour aller l'exploiter dans les dites montagnes. Pour ceux qui ont du temps, il faut aussi avoir fait le choix de l'effort sur la facilité. Ce n'est pas demain la veille qu'on verra le nombre de cyclistes augmenter en montagne. Sûrement pas de notre génération. Probablement pas de celle de nos enfants. Et là, je suis réaliste.
Mais soyons honnêtes, quelles sont les raisons profondes qui nous poussent, nous, à en faire? Je ne vais pas donner ma réponse tout de suite...
#1.1.1.1.1 Abraracourcix mercredi 28 août 2013 18:22
La fuite ou les fuites.
Le plaisir de sentir son organisme fonctionner à bonne intensité, et après s'en être donner les moyens.
Le sentiment de ne pas vieillir (vite).
La beauté des lieux.
La communion avec cette nature dont nous sommes partie.
etc...
#1.1.1.1.1.1 ericl mercredi 28 août 2013 18:45
J'ai bien demandé les raisons profondes, et je crois que ta première est la seule. Y a-t-il derrière ces activités autre chose que la simple satisfaction d'une envie, l'assouvissement d'un besoin vital, nécessaire à garder un certain équilibre psychologique, et à supporter la vie? Est-ce fondamentalement différent que de regarder un match de foot sur une télé géante, de se gaver de gâteaux, ou de rouler dans sa belle voiture?
#1.1.1.1.1.1.1 Abraracourcix jeudi 29 août 2013 19:34
A les regarder une à une, elles m'apparaissent très profondes. Chacune.
Aucun des exemples que tu donnes ne les regroupent (mais peut-être y en a-t-il d'autres). Une différence: je sors de ces trois activités plutôt pas très bien, alors que c'est plutôt bien après une belle sortie vélo.
#1.1.1.1.1.1.1.1 ericl jeudi 29 août 2013 20:26
Je ne dis pas que les 3 exemples que je donne seraient bons pour toi, je sais très bien qu'ils ne le sont pas. Pour moi non plus. Mais c'est un fait qu'ils sont recherchés par certains, tout autant que tu recherches à aller rouler dans les Cévennes.
La question que je pose est: est ce qu'il y a une cause racine commune plus primitive qui guiderait nos comportements? Et je propose la réponse ci dessus. Mais je n'en sais rien.
Bien sûr, il est plaisant de se dire que nous faisons la bonne chose, celle qui nous garde en bonne santé, ne pollue pas, et n'emmerde pas nos voisins (quoi que, pour le vélo, c'est pas gagné...). Mais sommes nous mus par autre chose que la recherche du plaisir? Et même quand nous faisons un effort pour les autres, n'est ce pas parce que nous y trouvons du plaisir là aussi?
Bon, tout ça n'est pas très important, et il n'en restera rien dans 17000 ans.

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