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Défi des Fondus de l'Ubaye 2014

headdfuVoici la dernière étape de test pour valider si j'ai suffisamment de forme pour aller participer à l'Altriman dans 2 semaines. J'ai nommé: "le Défi des Fondus de l'Ubaye" (DFU). Dans la version 7 cols, 310 kms et 6800m de D+ bien sûr.

Cela fait 2 ans que je ne suis pas allé faire de la haute montagne. J'ai un entraînement de fond et 300 kms ne m'auraient normalement pas posé question. Mais là, il y a quand même de la bosse. D'ailleurs, pour me rassurer sur la faisabilité, je suis parti seul sur un raid de 3 jours la semaine dernière dans lequel j'ai totalisé 460 kms et 6500m de D+, ce qui m'a remis un peu en mémoire la gestion des longues sorties.

Un avantage du DFU, c'est qu'on ne prend pas vraiment de risque de tomber en panne ou de galérer, car les 5 premiers cols redescendent directement à Barcelonnette. Ce n'est pas comme dans une grande boucle dans laquelle une fois engagé, il faut terminer. Du coup, même l'incertitude de la météo n'est pas un frein. Si ça tourne au gros orage, on sait qu'on pourra toujours rentrer relativement rapidement. Quant aux deux derniers, ils sont un peu plus loin mais pas trop non plus.

Un autre coté sympa est qu'on n'est jamais seul. On croise les premiers qui descendent quand on monte, et on croise les derniers qui montent quand on descend. On voit souvent les copains. Sur les 2 derniers cols, quand même, on n'est plus autant en piste (70 quand même cette année) et les écarts ont tellement grandi qu'on voit moins de monde.

Il faut aussi dire que cette épreuve est avant tout une collecte de fonds pour aider l'association de lutte contre la mucoviscidose. Au moins la moitié des droits d'inscriptions sont directement reversés à l'association. Et tous les bénéfices restants le sont aussi. Cette année, c'est un chèque de plus de 14 000 euros qui leur a encore été versé.
Si on considère le prix pour participer à une cyclosportive aujourd'hui, où on a toujours l'impression de remplir la caisse de l'organisateur tant la prestation est souvent pauvre, on a ici une épreuve où on en a très largement pour son argent, mais où en plus on sait à quoi il sera utilisé.

Voici une petite interview de la présidente de l'association du défi, une femme increvable et très sympathique:

profil2
profil

Lieu Barcelonnette  Col de Vars  Station Ste Anne  Col de la Bonnette  Col de la Cayolle Col d'Allos Col de St Jean  Col de Pontis Barcelonnette
kms   8,2 6,5 23,1 25,4 16,5 9,8 4,5  
durée
ascension
0:42:00 0:34:40 1:53:35 1:46:45 1:33:00 0:37:00 0:28:35
heure  5h36  7h04 8h06 10h26  13h16  15h34  17h30  19h04 20h27

 Heures de passage

Nous partons de Barcelonnette peu après 5h30, il fait suffisamment jour et le ciel est clair. Un petit peloton se forme dès la sortie et, bien qu'on ne soit pas à l'allure d'un départ de cyclosportive, on roule quand même un bon 35 km/h vallée montante vers Jausiers. On arrive donc relativement vite à la bifurcation Vars/Larche où la pente va commencer à augmenter un peu. Je reste avec ce groupe jusqu'à St Paul (après les tunnels), où l'ascension débute vraiment, et c'est là que je décroche pour monter tranquillement. Mon objectif est d'arriver au moins au sommet du 4ème col facilement et sans jamais avoir eu l'impression de forcer. Pour le col de Vars, ça marche bien et même sur les pentes les plus fortes, je monte souple.

Au sommet nous sommes déjà dispersés et redescendont un par un, mais nous nous retrouvons quand même un petit groupe de 6 ou 7 jusqu'à la Condamine. Bifurcation à droite, et c'est parti pour Ste Anne. Je suis avec mon petit groupe, et c'est apparemment moi le plus facile. Alors, je monte devant, mais en les attendant ce qui me ralentit un peu et m'économise. J'arrive à la station sans me rendre compte que j'y suis déjà (je ne la reconnais pas sans la neige), et croyant qu'il reste encore 1 km.

dfu1Allez hop, descente direction Jausiers où nous attend le premier ravito. J'y ai un sac perso avec de quoi remplir mes bidons et mes poches afin de ne pas perdre trop de temps, et pour être sûr d'avoir ce que je veux. Puis on part pour le gros morceau: la Bonnette. Cette ascension se passe assez facilement aussi, mais quand même, je dois appuyer pour gravir la cime. Il ne fait pas très chaud pour la descente et je ne regrette pas mes sous gants, mes genouillères et mon coupe vent (que je vais en fait garder toute la  journée).

De retour à Barcelonnette, un petit pointage pour signaler notre passage (on est individuellement suivi tout le long de sorte que l'organisation sache toujours exactement où chacun se trouve), et c'est parti pour la Cayolle via Uvernet où j'ai un second ravito perso. Ce col est très long et peut faire peur à qui ne le connaît pas, mais les premiers kms sont très peu pentus, remontant le long du Bachelard. Puis la pente augmente un peu entre 4 et 7% durant 6 ou 7 kms, avant un nouveau replat arrivant à Baillasse. A partir de là, il reste une dizaine de kms à plus de 7% jusqu'au sommet. Sommet où il tombe quelques gouttes et où on ne reste que le strict minimum.

On redescend à Uvernet (nouveau remplissage des poches et bidons) pour repartir sur Allos directement sans passer par Barcelonnette. Allos est un de mes cols préférés, avec ce long morceau à flanc de paroi. En haut, il y a un vent terrible et il y fait très froid, donc redescente rapide aussi.

Retour à Barcelonnette pour dire qu'on est toujours vivants. Et c'est parti pour St Jean. Il y a 20 kms de vallée globalement descendante jusqu'au pied du col, mais le vent est contraire et c'est loin de descendre tout seul. Enfin, je préfère l'avoir dans ce sens là pour la remontée finale vers Barcelonnette. Le col St Jean monte à moins de 5% sur une belle et large route et ne présente pas de difficultés. Je croise quelques concurrents qui descendent. Au sommet, il n'y a qu'un bénévole seul pour nous attendre, je discute quelques minutes avec lui.

Il ne reste qu'à redescendre jusqu'au lac pour aller faire Pontis. Mais ce n'est pas Pontis face sud, c'est Pontis face nord, qu'il faut aller chercher côté Savines. Obligé de passer par Sauze le Lac donc, ce qui mine de rien n'est pas négligeable car ça monte raide pour arriver au village. De l'autre côté, je ne sais pas exactement combien il faut redescendre, alors je vais doucement pour être sûr de ne pas rater la route. Ne voyant plus de flèche depuis un moment, je commence à douter et à me dire que si je me suis trompé, il va me falloir remonter depuis Savines et j'en ai pas envie du tout. Ah, voila une grande flèche tout droit sur la route qui me confirme que je suis bien dans la bonne direction. En fait, il faut redescendre quasiment jusqu'à Savines, et enfin j'arrive au pied de ce dernier col, que je ne connais pas, et dont on m'a dit beaucoup de mal. Bon, en fait, il n'est pas si terrible que ça de ce côté, à part un passage de 200m à au moins 17%. Au sommet, encore un bénévole seul, merci à lui. La descente est très raide, et je me demande ce qui est le plus dur: monter par le côté sud, ou par le Sauze et le nord comme on a fait.

Il ne reste plus qu'à remonter sur la vallée depuis le lac, puis rentrer à Barcelonnette aidé par le vent favorable. Mais avec presque 300 kms dans les jambes et presque 14 heures sur le vélo, il est difficile d'emmener du braquet. Je reste donc relativement souple jusqu'à la fin.

20h27, me voila pointant pour la dernière fois à Barcelonnette. J'avais estimé mettre autour de 15h, j'ai mis 14h51 (dont 14h05 de route et seulement 46' d'arrêts). J'ai très bien géré la distance et les ascensions, et, bien sûr, je suis un peu fatigué, mais je n'ai pas mal aux jambes du tout. Et je n'ai jamais souffert de crampes non plus. Sur le parking, un groupe est en train de monter les lumières et de mettre les gilets pour partir sur les 2 derniers cols. Ouf, je préfère être à ma place qu'à la leur :-)

Les descentes, par contre, ont été difficiles pour moi. Depuis ma chute, j'ai un réflexe de freiner avant chaque virage et partout où je ne peux pas voir une route parfaitement dégagée et lisse. 30 à 45' de descente sur les freins, ça démonte les épaules. J'ai les trapèzes et les épaules qui tirent bien.

Bon, j'avais dit que si ce DFU passait bien, je m'inscrivais à l'Altriman qui se court dans 2 semaines. Donc, ça y est, je me suis inscrit.

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